vendredi 8 juin 2012

Funèbres frimas...

Il y a un petit bout de temps, lorsque nous avions encore un magasin de figurines à Beaune, le patron s'était décidé à explorer d'autres voies que le sacro-saint GW... Outre Hell-Dorado, il avait craqué pour la gamme Mortebrume. Ayant entendu parler de ces figurines dans Ravage, je m'y suis intéressé de près. J'avoue ne pas être fan de toute la gamme, mais l'univers, le système et une bonne partie des figurines donnent quand même sacrément envie. Les effectifs sont d'ailleurs sensés être très réduits, et quatre à cinq figurines suffisent pour se confectionner une "armée". J'ai finalement opté pour les Abelbériens, faction qui propose des combattants au look qui m'a parlé très fort dans la tête, et voilà ce que ça a donné (oui, je me suis laissé gagner par l'attrait de l'Egypte antique!) : 

Le chef de la petite bande, un humain : 


Oui, oui, un Oudjat sur l'oeil, pour accentuer l'aspect Egyptien, dont je suis assez content. Pas trop mécontent non plus du blanc (qui pourrait cependant gagner en fondu... Va falloir diluer ça encore plus, et encore plus... Vont finir par me faire peindre une figurine en un an, à force de diluer...) 

Ensuite, une boîte de conserve... Euh... Non, un nain en armure : 


Petit raté au pigment sur le bas de cape : les salissures sont trop régulières. Ça passe un peu mieux en vrai, ceci dit... 

Un "étranger" : 


Encore assez content. J'aime beaucoup cette figurine. Sa conception me rappelle énormément Anubis, le dieu chacal des morts égyptiens... 

Et enfin la force de frappe, l'Orokéen : 


Assez content de l'effet "bois" sur la hampe de la hallebarde. L'oudjat sur l'oeil est lui, par contre, complètement loupé... 

Au final, j'ai été presque comblé : les figurines sont un bonheur à assembler, un enchantement à peindre, et sont bien mieux sculptées et détaillées qu'il n'y parait au premier abord. La seule déception vient du fait que je suis la seule personne à avoir acheté du matos Mortebrume, donc, le seul à en avoir peint, et que je n'ai pu ni tester les règles, ni même faire une seule partie... Et étant le seul à avoir du Mortebrume dans le coin, les figurines ont rejoint la vitrine, et devraient y rester un moment.

dimanche 15 avril 2012

Land of the Dead

En lisant les règles de Malifaux, on se rend compte que les morts-vivants y tiennent une place importante. Dingue de films de zombies (la trilogie de Romero est un incontournable du genre, plus que tout le reste...), j'ai sauté de joie en constantant qu'un des éléments de décor possibles était un cimetière. J'ai longtemps hésité, entre faire le bouzin moi-même ou passer par du déjà-fait. Puis GW a du entendre mes soupirs dans les ténèbres et a sorti, il y a un tout petit moment, le Jardin de Morr pour Warhammer Battle. Aubaine, il y avait tout ce que je voulais. Aussitot sorti, aussitôt acheté, presque monté dans la foulée, sous-couché en un instant, puis... plus rien. Le pauvre cimetière a traîné un bon moment. Puis reprise des affaires et après un laborieux travail, hop! Fini! 

Voilà la bête : 


Bon, là, c'est une photo montrant la taille du cimetière sur ma table Wild West, pour se rendre compte de la taille de l'élément de décor (chaque plaque de la table fait 30cm par 30 cm...). 

Allons voir de plus près... 


Alors... J'ai collé les éléments de mur sur une planche de médium pour avoir quelque chose de fixe, mais j'ai gardé les élément du Jardin de Morr indépendants pour pouvoir profiter de la modularité originelle du kit. J'aurais du faire attention, j'ai un peu raté mon coup, puisque désormais, on ne peut faire rentrer dans l'enceinte de la nécropole plus de deux caveaux ensemble... Pas bien grâve au final, puisqu'ainsi, on peut mettre des figurines dans le cimetière et les y faire évoluer. La photo gâche un peu le travail au pigment pour la rouille des parties métalliques. Le sol est fait comme pour tous mes socles "Wild West" : une base jaune avec un "lavis" de pigments. Les quelques dalles devant le seuil ont été taillées dans de la carte plastique. 

Une autre vue : 


L'avantage du décor est sa modularitté : 



Un gros plan sur la porte : 


Je reconnais ne pas avoir fait preuve d'originalité sur la peinture des roses, mais c'était c'était une des choses qui m'avait tiré l'oeil sur la peinture de chez GW... Par contre, c'est en voyant la photo que je me suis rendu compte du splortchage sur la colonne de crânes à gauche de l'entrée... 

Avec des figurines, pour se rendre compte de la taille : 

Jack Daw passe faire un tour ... 





Mais Perdita est là, et veille au grain.... 


Voilà un projet que je suis content d'avoir terminé, car je tenais absolument à avoir un cimétière pour mes tables de Malifaux. Je regrette juste un peu d'avoir merdouillé sur la position des murs, et j'ai un peu raté les toitures des tombeaux. Mais l'ensemble rend vraiment bien sur une table... (à noter que j'ai laissé les décorations Empire de WHFB, vu que je vais pouvoir ainsi utiliser le cimétière pour des parties de Battle... Ça fera un bon point de sortie pour mes Skavens...) 

Et pour finir, un petit teaser sur un WIP qui traîne lui aussi depuis un bon moment : le O'Malley's Bar Saloon... 


See ya!

dimanche 8 avril 2012

De retour...

...d'une galaxie très lointaine. 

En effet, vous n'avez pas vu de nouveauté depuis un long moment, parce que la majeure partie de mon temps libre était occupée par Star Wars, The Old Republic, le MMORPG basé sur l'univers de Star Wars. Mais après trois mois de jeu assez intenses, j'ai l'impression d'avoir fait le tour du bousin (c'est bien dommage... aurait pu être mieux, mais arrivé au niveau 50, il n'y a plus grand chose à faire... J'y retournerai d'ici trois ou quatre mois, quand Bioware aura, je l'espère, enrichi son jeu...) et reviens donc à mes chères figurines, et particulièrement à ma douce folie du moment, j'ai nommé Malifaux. 

Des nouveautés (relativement parlant, certaines de ces réalisations remontent quand même à bien avant l'escapade SWTOR), donc... 

Un petit décor pour commencer. Une cabane à outils de je ne sais plus quelle marque, en résine. 


Pas de grosse difficulté, ça s'est fait en quelques heures. La rouille est faite au pigments Vallejo. Bien que cela ne se voit pas sur la photo, le moulage de la résine est affreux, et il y a une ignoble ligne d'injection sur un des côtés. 

On continue dans les décors avec deux effigies mystérieuses (Mysterious Effigies, terrain feature). 


Oui, il s'agit de marqueurs du jeu de cartes l'Appel de Cthulhu. Je ne saurais dire pourquoi, mais l'univers de Malifaux m'inspire une très forte proximité avec l'univers des Grands Anciens crées par Lovecraft. Les deux marqueurs sont montés sur des socles types Malifaux/Warmachine, avec des morceaux de colonnes Hirst Arts. Plusieurs couches de verts et un jus de Devlan Mud confère un look crado que j'affectionne tout particulièrement... J'avoue avoir piqué l'idée sur le blog d'un autre amateur de Malifaux... 

Plusieurs stratégies (scénarii) ainsi que plusieurs combines (objectifs secondaires des scénarii. Schemes en V.O.) nécessitent des marqueurs. Bien qu'ayant les marqueurs fournis dans les boîtes de TerraClips, je me suis lancé dans la réalisations d'une série de petits marqueurs modélisés. 

Pour les stratégies "Treasure Hunt" et "Stake a Claim":


Pour la stratégie "A Line in the Sand" : 




J'avoue avoir poussé le vice assez loin sur le coup, vu que le scénario demande "d'allumer" cinq objectifs qui sont des paquets de dynamites. J'ai donc fait deux fois cinq objectifs, une série "allumée" et une série "éteinte". Je suis particulièrement fier du détonateur et des caisses ouvertes, que j'ai réalisés moi-même, avec du balsa. Les batons de TNT sont en profilé. Les flamèches sont réalisées en Green Stuff. 

Les autres marqueurs sont des preuves que les personnages doivent détruire ou des livres qui rapportent des bonus en jeu. 



Il me reste à vous montrer les nouvelles recrues pour les Arcanistes. 

La Large Steampunk Arachnid. 



Il s'agit d'un modèle géant des petites araignées mécaniques avec lesquelles Le Docteur Ramos aime tant jouer. Elle est (comme toutes mes figurines Arcanistes) montée sur un socle de la Marque Micro Art Studio. Cette figurine a été un méchant cauchemar à monter. J'ai du m'y reprendre à quatre fois, les pattes ne voulaient jamais tenir. Au final, l'ensemble reste très fragile. Et comme la figurine n'a pas l'air extrèmement efficace, je crois que je ne l'utiliserai que dans les grandes occasions, pour une partie à plus de trente-cinq Pierrâmes, par exemple... 

Joss : 



Le seul personnage du jeu qui soit d'origines amérindiennes (assez bizarre, pour un jeu avec une aussi forte thématique Western...). Assez content du résultat. J'aurais aimé faire le maillot en bleu, pour garder une cohérence avec le reste du gang, et avec la couleur de la faction, mais après un premier essai, cette couleur ne "fonctionnait" pas et donnait un aspect bizarre. Je me suis rabattu sur le concept de la chemise en peau, comme la portent souvent les indiens des films de cow-boys. 

Deux terribles Gunsmith, version homme et version femme :



Au départ, je pensais qu'il n'y aurait qu'une seule version de la figurine (celle qui correspond à l'illustration dans le livre Rising Powers). Mais les deux versions sont sorties simultanément et j'ai craqué pour les deux (j'aime beaucoup la ressemblance de la version femme avec Trinity de la série Matrix). La peinture n'a pas pris beaucoup de temps, et ça se sent. Je me suis complètement loupé sur le coup, et à terme, les deux compères passeront à la trempette pour être repeints. 

La dernière recrue pour les arcanistes est un Soulstone Miner. 


Très facile à monter, très facile à peindre. J'ai mis la dose de pigments pour simuler la terre, les coulées de lubrifiant sont en Smoke Tamya. A noter que le corps et la motte de terre sont en résine et que le seules parties métalliques sont la foreuse et le col. 

Allez, une petite dernière pour cette fois. 

Il s'agit de la "mascotte" du jeu, Jack Daw. 


 Pas tout à fait fini, j'admet. Il doit encore être vernis, et de l'eau artificielle doit venir combler la petite flaque à l'avant. La photo ne rend pas très bien certains effets, particulièrement le halo verdâtre autour des yeux, qui est beaucoup plus clair en vrai. 


Voilà. A bientôt!

dimanche 13 novembre 2011

Ma gamme Malifaux s'agrandit

Octobre et ce début novembre ont été chargés, alors je vais me rattraper aujourd'hui pour les news. 

Comme vous le savez sûrement, GW s'est enfin décidé à sortir le nouveau Codex Nécrons pour Warhammer 40.000. Et il y a de très belles choses (et d'autres un peu moins réussies... Les dépeceurs? Oui, ils sont loupés...). Je ne vous cacherai pas que j'ai déjà acheté pas mal de figus de la nouvelle gamme, qu'elles sont montées, et prêtes à passer à la sous-couche. 

Mais pour aujourd'hui, ce sera du Malifaux. 

Première news : le totem de Perdita. Il s'agit du Enslaved Nephilim. 



C'est un jeune Nephilim qui a été capturé par les Ortegas et qui leur sert d'indic. Il apporte quelques bonus à Perdita (n'oublions pas que celle-ci est chargée, avec sa famille, de combattre les Neverborns pour le compte de la Guilde). La peinture n'a pas posé trop de problèmes, et j'en suis assez content. C'est encore granuleux, et les fondus sont loin d'être réussis, mais ça passe. Je me suis un peu amusé à faire les moignons d'ailes : j'ai choisi de représenter les plaies encore ouvertes, comme si elles refusaient de se refermer. J'en ai profiter pour représenter une caractéristique des Never-Borns : le Sang Noir, en utilisant un mélange qui contenait beaucoup de Smoke de chez Tamya (c'est un vernis noir, qui, mélangé à de la vieille encre rouge Citadel, donne une teinte noirâtre, épaisse et collante au sang. C'est un truc facile pour représenter du sang).

Malifaux demande beaucoup de marqueurs, et pas mal de décors. C'est pourquoi je me suis lancé dans la réalisation de pas mal de petits décors et de pions qui sont utilisés en cours de partie. Je suis parti sur ce qui m'inspirait le plus, ou me paraissait le plus facile à réaliser, sans me poser de question quant à l'utilisation en jeu. Voilà donc mes premières réalisations, sans ordre particulier. 
Pour commencer, une petite série de tombes, réalisées pour ma table Wild West (voir plus bas). A long terme, je les utiliserai soit seules, soit à l'intérieur de mon décor cimetière (un jardin de Morr GW légèrement adapté). 


Les pierres tombales sont de la marque allemande Ziterdes, la main qui sort de terre et la croix en bois sont des accessoires de chez Wyrd. Chaque tombe est réalisée avec un bout de carte plastique (d'anciennes cartes de crédit périmées..). Le relief est obtenu en collant un petit bout de feuille polystyrène d'emballage, et d'un enduit de lissage texturé au sable fin. Le tout est ensuite peint en jaune, puis couvert de pigment Vallejo pour l'effet terreux. En jeu, le petit cimetière permet à la faction Résurectionnistes de collecter des marqueurs de morceaux de cadavres afin d'invoquer encore plus de morts-vivants. Charmant, non? 

La suite est un petit campement. 


La tente (un peu bâclée, j'avoue...) est un morceau de mouchoir en papier trempé dans colle P.V.A, et tendu sur une petite structure en baguettes de carton-plume. En jeu, ce petit décor vous permet de défausser une carte pour en retirer une autre (histoire de se débarrasser des cartes pourries...) 

Le dernier élément pour ce soir est un élément emblématique de Malifaux : un arbre au pendu (bon, en fait, il s'agit de deux arbres...). Au premier abord, je me disais qu'un arbre GW suffirait. J'ai donc peint celui-ci :


Puis, je me suis rendu compte qu'il était trop petit pour figurer un authentique arbre au pendu. J'ai donc décidé de réaliser cela moi-même :


Sur une armature en fil de fer, j'ai sculpté le tronc et les branches en Plastiroc. On voit bien plusieurs défauts : le joint des différents blocs de Plastiroc sont mal raccordés (ce qui n'est pas si grave, puisque du coup, on croit à des effets d'écorce) et les nervures du bois ne sont pas assez épaisses. Bon, au final, je suis plutôt content de moi, au vu de mes très maigres capacités de sculpteur, l'ambiance est bien là. J'aurais préféré quelque chose de plus proche de l'arbre du Sleepy Hollow de Burton, mais on fait avec ce qu'on a. La corde est en fil de fer, et le squelette un vieux guerrier squelette GW. 

Une comparaison de taille entre les deux arbres :


Voilà pour ce qui est terminé (bon, il y a aussi une soulstone vein, mais je n'en suis pas super-content). 

Il me reste encore beaucoup de boulot : j'ai monté et sous-couché : 
- dix marqueurs de dynamite 
- dix marqueurs de livre 
- sept marqueurs de preuve 
- un marqueur de trésor 
- un marqueur de territoire (Claim Jump pour les initiés) 
- une quinzaine de caisses - deux Mysterious Effigies 
- un gros Arcane Apparatus/Recalibration Device 
- un cimetière complet - un grand hôtel/saloon 
- deux Guild Guards 
- deux Ronins - le crew Lady Justice (avec totem) 
- le crew McMourning (avec totem et quatre Canine Remains) 
- un Soulstone Miner, une Large Steampunk Arachnid et un Joss Injun pour les Arcanistes... (Sans compter les news nécrons pour 40k). 

Pour bien faire, il faudrait que je monte un marqueur pour le scénario "chariot de marchandises", mais j'en ai mon compte de montage (la partie que j'aime le moins dans les figurines...) et j'ai très envie de me remettre à peindre. 

Ah! Juste pour frimer, quelques photos de ma table finies Wild West (de meilleurs photos bientôt). 





Allez! A bientôt!

samedi 24 septembre 2011

Le gros hit de Wyrd : Malifaux Terraclips

S'il y a bien un accessoire indispensable à une bonne partie de wargame avec figurines, c'est incontestablement la table de jeux. Avec la sortie de Malifaux, de nouvelles tables allaient voir le jour. Et histoire de de ne pas rater le coche, les gens de Wyrd ont eu une idée géniale : produire sa propre gamme de décors pour table. La bonne idée ne s'arrête pas là : en effet, l'équipe a pris le parti de suivre la mode actuelle (du moins au Etats-Unis, ça na pas encore pris en France, ni vraiment en Europe...) des décors en papier. Lorsque l'on parle de décors en papiers, d'ordinaire, il s'agit de planches à imprimer, puis à coller sur carton fort, puis à monter. Les différents avantages sont : une esthétique correcte (parfois même plus que ça...), un prix de revient assez faible et une relative modularité. Par contre, reste le problème de la solidité. Plusieurs sites (américains, donc en Anglais!) proposent des packs payants à télécharger et à utiliser pour votre usage personnel. L'innovation pour Wyrd (allié pour l'occasion à WorldWorksGames) vient du côté "clef en main" : vous achetez le matos, et après avoir tout enlevé du support, vous pouvez commencer à monter votre plateau. On attendait beaucoup de ce tout nouveau matériel, et on l'attendait depuis un moment d'ailleurs (plus d'un an...) parce que Wyrd n'était pas satisfait du premier essai de WorldWorksGames et tout était reparti en conception. Puis, enfin, cet été, au mois d'août, le produit est arrivé entre les petites mains avides des joueurs. 

J'ai sauté sur l'occasion de la sortie pour acheter deux boîtes de la bête en question, et grand bien m'en a pris : en moins d'une semaine, tout était en rupture de stock, et ne devrait pas être de nouveau disponible avant décembre (sans compter les délais monstrueux pour pouvoir enfin recevoir, mi-septembre, ce que j'avais pré-commandé fin juillet et dont la sotie était prévue en août)... 

Alors, histoire de vous faire saliver, voici quelques photos, et quelques réflexions sur la chose... 

Bien. Première déconvenue : le décor est composé de dales et murs en carton imprimé et pré-découpé, chaque dale étant reliée aux autres par des connecteurs en plastique gris foncé translucide, et les connecteurs en question sont vendus séparément des boîtes qui contiennent les dales. Arrrgh! Le fabricant annonce la couleur : une boîte de connecteurs pour une boîte de décor. Et allez, ça commence : sors ton porte-monnaie!. Ensuite, ça ne s'arrange pas : la taille minimum d'une table de Malifaux est de trois pieds sur trois (90cm sur 90cm, pour les plus franchouillards). Or le fabricant annonce aussi d'emblée : une boîte permet de faire un décor d'environ trois pouces sur deux et demi. Donc, si on veut la configuration de base, c'est deux boîtes d'office (donc deux boîtes de connecteurs en sus, ouch!). Malgré les plaintes de ma carte bleue, j'ai donc commandé deux boîtes de Terraclips Malifaux Sewers (c'est le seul genre de table dont j'avais vraiment "besoin", pour les autres environnements, c'est soit déjà prêt, soit en cours de réalisation. Promis, des photos dès que possible) et deux boîtes de connecteurs. 

Pour être honnête, l'ouverture des boîtes est assez jouissive : on a l'impression d'un déferlement de matos tant c'est bourré de truc. Par contre, rien de neuf sous le soleil du pré-découpé : il faut avant tout passer un bon moment à "puncher" les éléments de décors des planches en carton. Le matériel est magnifique, solide, bien imprimé, et bien découpé. Le carton est bien rigide et a un bon touché. C'est étudié pour durer, ça se sent. Personnellement, j'y ai bien passé au moins une heure et demie pour les deux boîtes. 

Et ensuite, on peut se lancer dans la construction. 
Place aux photos! 


Voilà ce que donne une table de 3" par 3". C'est assez joli, varié et modulaire. Au final, je suis assez content de mon achat, j'ai une belle table pour Malifaux. 

MAIS! 

Car il y a un mais. Comme vous pouvez le constater sur l'image, il y a au final peu de relief. Je pense que pour avoir d'autres pièces surélevées, il m'aurait fallu une troisième boîte (donc une troisième boîte de connecteurs, je sais, je radote, mais ça m'a marqué, car il faut compter environ quinze euro la boîte, et lisez bien ce qui vient...). L'autre reproche concerne le nombre de connecteurs. Il y en a trois sortes par boîte : clips en T, en L et en I, et quarante de chaque. Lorsque vous partez sur une table comme celle montrée plus haut, le hic vient des clips en I. J'ai utilisé ici les QUATRE-VINGT clips en I que j'avais, et pour bien faire, il m'en aurait bien fallu une vingtaine de plus... Bon, je pense que pour le prochain montage, je vais essayer de tricher par endroits, pour économiser certaines dales et les clips en I... 

Maintenant, en dehors de ces problèmes, le reste n'est que bonheur. Je laisse les images parler d'elle-même :




Avec des figurines, c'est aussi très parlant. Que se passe-t'il lorsque la famille Ortega poursuit le Docteur Ramos dans les égoûts? 



Et histoire d'en rajouter dans le positif, voilà ce qu'il me restait une fois la table montée : 


Encore de quoi faire, certes, mais je me suis interdit de mettre des canaux sur plusieurs étages. 

Au final, même si le produit n'est pas exempt de certains défauts (ça reste cher. Pas comme le disent certains parce qu'on vous vend du carton au prix de l'or, juste parce qu'il vous faut au final un investissement assez important pour pouvoir vraiment tirer le meilleur du bousin... Et ne comptez pas monter votre table juste avant de commencer à jouer, vous perdriez une bonne heure, voire plus, surtout au premier déballage!), cela reste du très, très bon matos. Même le prix réellement élevé est au final plutôt facile à relativiser : on est loin des deux cents euro de la table GW nue (même si ce n'est que du carton, j'inisiste, c'est très joli!). 

Mes conseils : pour une vraie table, comptez trois boîtes (de décors et de connecteurs). Planifiez votre construction à l'avance, et montez la table à l'avance, pas juste avant la partie. 

Au passage, bien que conçu à la base spécifiquement pour Malifaux (j'ai oublié de vous dire d'ailleurs qu'il y a, sur les planches, un nombre orgiaque de marqueurs pour vos parties (Body parts, Corpse Counters, etc...)), l'engin est facilement utilisable avec à peu près tous les jeux 28/32 mm. A mon humble avis, même une partie de Warhammer Battle peut se jouer là-dessus (Hmmmm... Egouts? Vous avez dit Skaven?) Bon, allez, on va aller voir ce traîne en dessous de nos bonnes rues de Malifaux...